Locavore

Aujourd’hui ce n’est pas un test que je vous propose mais un billet sur le mouvement « locavore« .

vache

vache

Depuis 3 semaines, France 5 diffuse tous les jeudis à 20h35 une série documentaire sur des familles du Sud-Ouest qui s’essaient à cette démarche durant un mois : « 200 km à la ronde ». Nous les suivons ainsi dans leur quotidien culinaire : les courses, la recherche de producteurs et produits, la substitution de produits non locaux, la préparation des repas, etc. Je trouve ce programme intéressant car il met en avant le fait qu’il est possible de trouver de bons produits près de chez soi, mais aussi que préparer ses repas soi-même est un moment convivial et familial. A la mi-parcours, toutes les familles ont un avis positif sur cette expérience. Alors même si je pense que réaliser cette expérience dans un docu « télé-réalité » doit largement aider les familles (notamment pour trouver les producteurs), je trouve que cela montre bien ce qu’implique être locavore au quotidien.

200 km à la ronde

200 km à la ronde

Alors locavore, c’est quoi ?

Locavore

Locavore

Eh bien c’est un mouvement qui consiste à ne consommer que des aliments produits dans un rayon d’environ 200 km autour de chez soi. Ce mouvement est né en 2005 en Californie, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement. Jessica Prentice, étudiante à San Francisco, aurait proposé aux résidents d’essayer de consommer local. Le phénomène s’est très vite répandu dans tous les Etats-Unis, puis mondialement. C’est donc quelque chose d’assez récent.

Les objectifs de cette démarche sont, entre-autre, de :

-Limiter l’impact environnemental (imaginez un produit vendu en France, élaboré en Allemagne, à partir de produits d’Afrique, de Chine, d’Europe…)

-Promouvoir la production locale (le made in France est plus que d’actualité !)

-Renouer avec le contact humain

-Préserver la (bio)diversité

Concrètement, cela signifie éliminer l’ananas du Costa Rica, la mangue du Pérou, les plats préparés, les épices, le pain dont on ne connait pas la provenance des farines, le menu chinois, italien… C’est donc en premier lieu consommer de saison, cuisiner soi-même ses plats et produits (faire son pain, ses yaourts et trouver des alternatives comme remplacer le sucre par du miel, etc). Dans les faits, si j’ai bien compris, il est possible de faire quelques exceptions, pour les épices notamment, en choisissant des produits du commerce équitable.

Comment faire ? Soit vous avez la chance d’habiter une région avec tout plein de producteurs, auquel cas vous pouvez aller directement à leur rencontre, cependant les régions qui produisent de tout (notamment de la viande) doivent surement se compter sur les doigts de la main. Soit il va vous falloir trouver des alternatives type AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) ou épiceries locales.

Blé

Blé

Qu’est-ce que j’en pense ? J’ai tout simplement envie de dire chapeau à ceux qui arrivent à le faire à 100% ! Je suis admirative car cela demande du temps, en plus d’être une philosophie de vie. Pour ma part, contrairement à ce que mon blog laisse peut-être penser, je consomme très peu de plats préparés, tout simplement parce que j’aime cuisiner, et que très souvent ils ne me satisfont pas au niveau du goût, sans compter la liste interminable d’ingrédients. Malgré tout certains produits m’intriguent quand même, alors je teste ! J’achète majoritairement des produits français, de saison, et régulièrement bio (mais pas de bio étranger), exception faite des fruits exotiques. Oui, j’ai du mal à me passer d’ananas, mangues… Il m’arrive également de faire quelques écarts en hiver, rarement, mais le régime carotte-betterave-chou, c’est un peu long au bout d’un moment, surtout quand l’hiver traîne comme cette année.

Pourquoi est-ce que je vous parle de tout ça ? Parce que sans vouloir devenir complètement locavore, car cela me parait assez complexe, surtout à Paris, d’autant plus que j’avoue avoir une petite flemme à parcourir des kms pour aller chercher des produits (les kms parisiens n’étant pas les mêmes qu’en province : autoroute/périph vs route de campagne). Pour cela, je vais me documenter un peu plus sur le sujet, et tenter de trouver des produits locavores, donc dans un rayon de 200km autour de Paris. Ainsi, je reviendrai vers vous régulièrement pour vous tenir informés de mes avancées.

La ruche qui dit oui !

La ruche qui dit oui !

La première étape entamée ce week-end a été de m’inscrire au sein d’une ruche. Kezako ? J’ai découvert ce système en faisant une recherche sur le mouvement locavore. Il s’agit en fait de regrouper des voisins, amis, collègues… au sein d’une ruche pour commander en grosse quantité aux producteurs locaux. Ces derniers indiquent les produits disponibles, le montant minimum pour lequel ils souhaitent se déplacer, et ensuite chaque adhérent (abeille ;-)) commande ce qu’il souhaite. A l’issue de la vente, les producteurs livrent à la ruche et les adhérents viennent chercher leur commande le jour convenu. A la différence des AMAP, il n’y a pas d’engagement ni d’abonnement, et on commande ce que l’on souhaite. La prochaine vente de ma ruche aura lieue à partir du 30 juin, pour une livraison le 7 juillet. J’attends tout cela avec impatience.

Affaire à suivre…

En attendant, n’oubliez pas de visionner le documentaire « 200 km à la ronde » sur France 5 jeudi prochain. Vous pouvez revoir le précédent sur Pluzz.

 

Et vous, comment consommez-vous ? Que pensez-vous de cette démarche ? Quels sont vos bons plans pour consommer local ?

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